J'ai mal. J'ai tellement mal à l'instant où j'écris ce texte. Mes larmes coulent sur ma joue et atterissent sur ce clavier sur lequel mes doigts écrivent. Tu viens de me dire que tu doutais de ma sincérité envers toi. Que tu doutais de moi. Et c'est la dernière chose que tu avais à faire. Tu n'as donc pas confiance en moi. Tu crois toi aussi que je suis quelqu'un de mal, qui fait souffrir les gens sans penser que moi aussi j'ai souffert. 

Coups de poignard en plein coeur. A chaque fois qu'il aime toutes ces choses que je fais, toutes ces choses que je dis. Et coup de poignard multiplié par milles lorsque tu oses me dire ce que tu viens de me dire. Je suis profondement déçue, profondement blessée. Au plus haut point. 

Il y a toi, là, qui me dis toutes ces choses, et lui qui n'est pas là. Lui que j'aime tant, lui dont j'ai tant besoin, et qui me nargues sans cesse. Je sais même pas quoi écrire. Je ne sais même pas quoi dire. J'en peux plus. Et j'ai qu'une envie c'est de partir. Loin de tout, le plus loin possible. Seule. Seule avec ma guitare. Elle ne me fera jamais de mal elle. Et elle sait me réconforter lorsque je suis au plus bas. Cela arrivera bien plus vite que je ne le pense ce moment-là. Le moment où je partirai. Sans le dire à personne. Sans dire où je vais. Sans savoir quand je reviendrai. Mais là j'arrive à saturation. Saturation de tout ça, saturation de mon quotidien. Saturation de ma souffrance. J'ai envie d'me foutre en l'air. Et tu sais quoi? Tu l'as fais, alors je ne vois pas pourquoi je ne le ferai pas moi aussi. Alors je vais recommencer. Me faire du mal pour me faire du bien. Parce que oui, j'étais tellement bien quand la lame entrait dans ma chair. Le sang dégoulinant sur mon bras, les gouttes qui tombaient au sol. Oui, ça me faisait du bien de voir ça. De sentir ce tiraillement, cette brûlure. 

C'est dur d'écrire ça. Dur mais là je suis au plus mal. J'ai envie de mourir. Et je sais combien je suis naïve. Je sais très bien qu'il ne reviendra jamais, je sais très bien qu'il n'en a absolument rien à foutre de moi. Je sais très bien qu'à ces yeux je ne suis qu'une nouvelle proie à son tableau de chasse. Et une belle poire aussi. Je le sais tout ça, mais tu sais quoi? Je m'en fiche. Je m'en contre-fiche. Car naïve et puérile comme je suis, j'attendrai malgré tout, malgré moi. L'espoir fait vivre, alors j'espère toujours un peu (beaucoup) ton retour. 

Et ça me tue, et tu me tue. Et l'amour que j'ai pour toi me tue. Mais je continuerai de t'aimer.