La voiture roule sur les routes de l'Ardèche en pleine nuit. Il est 02h33 et nous rentrons à la maison après une journée et une soirée parfaites mais qui avait quand même un petit goût amer. Car tu n'étais pas là, je n'étais pas pleinement heureuse, il me manquait quelque chose. J'ouvre la fenêtre et sors mon visage que le vent gifle à grands coups. Je lève les yeux et m'aperçois qu'il y a pleins d'étoiles. Un sourire illumine mon visage, et je pense à toi. Les étoiles me font penser à toi elles aussi. Elles sont brillantes, belles, mais elles sont surtout si loin et pourtant si présentes. Elles nous font rêver, ces étoiles. Tu vois, ma comparaison est tout à fait juste. Tu es brillant, beau, et pourtant si loin tout en étant si présent. Tu me fais rêver, toi aussi. En regardant ces étoiles, je t'imagine près de moi. Je nous imagine tous les deux, dans cette voiture, en écoutant cette musique qui passe à la radio Don't Wanna Miss A Thing d'Aerosmith. Je nous imagine avec le vent en pleine figure et je nous imagine en train de contempler les étoiles, ensemble, main dans la main. Puis je ferme les yeux l'instant de quelques secondes. Et là je m'imagine avec toi au bord de la rivière. Là où j'ai passé la journée. Je nous imagine allongés, ma tête posée sur ton épaule, mon bras autour de toi, contemplant encore une fois les étoiles, tout en se dévoilant des tonnes de choses sur l'un, sur l'autre, tout en parlant de notre amour. Je nous imagine le sourire aux lèvres, heureux, heureux d'être enfin ensemble, après de longues journées interminables. Je nous imagine les yeux tout brillants, comme deux gosses. 

J'ai froid, j'ai froid et je sais que la seule chose qui pourrait me réchauffer sont tes bras, la chaleur de ton corps contre le mien. Tes paroles. Voilà les seules choses capables de me réchauffer.