Je suis dans le train pour venir te voir. Enfin. Nous allons enfin pouvoir être seuls, juste toi et moi. Me voilà à la gare, je suis assise au sol, comme toujours. J'suis une fille naturelle qui se fout du regard des autres. Je regarde partout autour de moi. Me ronge un peu les ongles. Ah oui, je suis très stressée de nature. Voilà enfin ton papa qui arrive avec sa chérie, il me regarde, me fait un immense sourire et un gros câlin. Quel accueil. Cela me rassure un peu. Ils sont adorables tous les deux. Nous prenons la voiture. Il t'appelle pour savoir où tu es. Nous savons où tu es et nous devons venir te chercher à la gare de Villeurbanne. La pression monte. Je ne sais pas trop quoi faire. Mon coeur bat la chamade. Tu es là, dehors. Tu montes dans la voiture, m'embrasses, me demandes si ça va. Je te répond furtivement "Oui". Puis je tourne la tête pour regarder par la fenêtre. Tu parles avec ton père, vous riez. T'es beau quand tu ris. Ton sourire est le plus merveilleux, il me rend heureuse. 

Nous voilà enfin arrivés chez toi. Je pose mes affaires. Tu me présentes ton frère qui m'accueille très chaleureusement et me rajoute un "Très jolie!", nous rions, encore. Tu me fais visiter ton appartement, tu me fais rire, encore. Puis me donne une bière. Je vais sur le balcon avec la chérie de ton père, on discute un peu. Puis ils partent au restaurant, nous sommes donc seuls, tous les deux. On s'assied devant ton ordinateur et c'est là que tu me montre les vidéos de la fête de la musique, lorsque tu as joué avec ton groupe : Chasing After Time. On rigole car on se moque d'un mec qui était devant la scène, et qui était à fond, qu'il avait un style de merde, qu'il était horrible et que sa façon de danser était hilarantes. Alors on se marre bien toi et moi. On est heureux ensemble. On est bien. Comme si ça faisait des années. Puis tu finis par me montrer la vidéo que tu as faites aujourd'hui. Celle de ta reprise à la batterie de Chunk! No Captain Chuck. Elle est géniale. Tu es génial. Tu commences à faire le montage, tu galères un peu à superposer la musique sur la vidéo, alors nous rions, encore. Tu me regardes et me dis "On s'est pas beaucoup embrassés depuis que tu es arrivée!" alors tu t'approches de moi, et m'embrasses. T'embrasses tellement bien. Je suis dingue de toi, de tes baisers, de ton sourire. Je me sens belle que lorsque tu me regardes.

Il est 21h30. Nous partons au Cookies. Le bar dans lequel tu travailles, voir ton père, ton patron, etc. On prend le métro, les gens sont bizarres dans le métro, alors on rigole encore. J'aime me moquer des gens mais avec toi c'est encore mieux. Tu me donnes un écouteur, on écoute de la musique ensemble. Je suis avec mon copain, je suis heureuse. Juste heureuse. On arrive enfin au Cookies, tu pars acheter des clopes au tabac d'à-côté tandis que je dis bonjour à tout le monde. Nous n'avons pas mangé. Je n'ai pas faim. Je vis d'amour et d'eau fraiche. Enfin, de bières pour le coup. Nous buvons des bières, des tonnes de bières. Puis ton père nous paye un mètre de shooters. On se regarde, on trinque, tu m'embrasses, on boit, on rigole. On passe une bonne soirée. On va s'asseoir en terrasse. On s'assied chacun sur une chaise avec des ami(e)s à toi. Puis je te dis "On est loins!" alors tu me tends la main pour que je m'assied sur tes genoux. Je le fais instantanément. On s'embrasses, tu me tiens la main, je te fais des bisous dans le cou, c'est alors qu'une amie à toi prends une photo de toi et moi. Cette photo bien spéciale d'un week-end bien spécial. La seule photo de toi et moi d'ailleurs. Celle qui représente tellement de choses. Il parait que l'on va bien ensemble. Tout le monde nous le dit. Les gens nous regardent avec des étoiles dans les yeux en nous disant que notre couple est merveilleux. Cela te fait rougir. Ils sont surpris que tu affiche ta relation. Sans me vanter, c'est vrai qu'on va bien ensemble. On est beau tous les deux. Il est temps pour nous de rentrer chez toi. On marche jusqu'à la voiture, durant une dizaine de minutes. On se tient la main. Nous sommes devant ton père et sa chérie qui eux aussi se tiennent la main derrière nous. J'imagine tellement de choses. On est biens tous les quatre. Deux jolis couples. 

Nous arrivons chez toi, tu fumes, je bois, encore. On met un film, puis on s'allonge sur ton lit. Mais le film est inexistant pour nous. Je vais me changer, me mettre plus à l'aise disons. Je reviens, tu regardes le film, t'es beau. Tu es si beau. Je me met à côté de toi, tu me prends par les hanches et me met sur toi, tu m'embrasses encore et toujours. Au final, c'est toi qui n'arrêtes pas. Je me dis alors que putain merde tu tiens à moi toi aussi. Il est minuit. Tu me dis d'enlever mon tee-shirt. Je ne comprend pas trop pourquoi mais je m'exécute. Tu te mets sur moi et commences à me masser. Je suis aux anges. C'est définitif, tu me rends folle. Folle de toi. Je ferme les yeux, tu me parles, me dis des mots doux. Tu masses bien. Tu fais tout bien. Puis tu t'arrêtes, m'embrasses encore. Tu t'amuses à enlever mon soutien-gorge. On dirait un enfant. Les heures passent, mais nous ne les voyons pas passer. Nous faisons que de s'embrasser sans regarder l'heure qui tourne. Nous sommes tellement bien ensemble que nous ne nous rendons compte de rien. Je pose ma tête sur ton torse, passe ma main autour de ta taille. Tu poses ta main sur mon visage, me caresse. Et alors que je ferme les yeux, tu me regardes. Les minutes passent, puis j'ouvre enfin les yeux, le sourire aux lèvres, inconsciemment, que vois-je? Ton regard posé sur moi. Je te regarde, nous sommes les yeux dans les yeux, c'est alors que tu me souris et m'embrasses. Je me sens vraiment belle quand tu me regardes. C'est fou. Tu es le seul qui me donnes cette sensation là. Il est 06h00 du matin. Nous commençons à nous endormir. Je te tourne le dos pour me caler, et tu te mets contre moi. Tu me serres fort contre toi. Je suis tellement bien. J'aimerai que ce moment ne s'arrêtes jamais. Puis finalement nous n'arrivons pas à dormir, donc nous profitons l'un de l'autre. Le jour se lève, nous allons nous doucher, nous préparer. Puis il est temps pour moi de partir.

Tu m'emmènes au bus. Me prends une dernière fois dans tes bras, m'embrasses passionnement, une dernière fois. Mais je ne pensais pas que cela serait vraiment la dernière fois. Tu me dis de prendre soin de moi et de faire attention dans le bus. Puis je pars. Loin de toi. Loin de nous.

C'est ce soir-là que tu m'as dis que tu préférais arrêter. Tu comprendras que je n'ai pas compris. Après tout ça. Et c'est là que je me dis que je n'en ai pas assez profité. Je t'aime, et tu n'aurais jamais du le savoir. C'est ça qui a tout gâché. 

IMG-20130629-00843